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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 20:34

Bonjour, david pour vous présenter la chronique jardin, et si l’on parlait semis cette semaine

Obtenir ses propres fleurs ou légumes à partir de graines : voilà le plaisir simple procuré par les semis, une méthode de multiplication pratiquée depuis la nuit des temps par Reine Nature...

Si Il est encore trop tôt pour effectuer directement des semis en pleine terre. On peut toujours devancer un peu l'appel en s'essayant aux semis sous châssis. Concombres, courgettes, melons, poivrons, tomates pour le potager mais aussi pétunias, sauges, œillet d’inde pour les fleurs sont des graines faciles à réussir qui toutefois nécessitent des conditions spécifiques pour germer.

 

Où acheter vos graines ?

De préférence, achetez vos graines dans un magasin spécialisé : vous y trouverez un large choix et les conseils de vendeurs qui sauront vous conseiller utilement.
Si vous êtes bien décidé sur vos projets, vous pouvez également faire confiance aux vendeurs par correspondance. Il existe notamment des maisons qui ne commercialisent que des graines de semences florales et potagères.

Veillez toujours à la date d'utilisation (qui doit être aussi éloignée que possible, pour que la faculté germinative des graines ne soit pas altérée) .

Pour vérifier la viabilité des graines, il existe une méthode simple. Placer les graines dans un bocal d’eau tiède, jetez les graines qui restent à la surface de l’eau et récupérer celles qui ont coulé pour les semer. graines dans un bocal rempli d'eau tiède, 30°C environ, et les laisser tremper

Une fois les graines achetées, il faut penser au contenant

On peut faire des semis dans toutes sortes de contenant.

Les classiques godets en plastiques peuvent être conservés d'une année à l'autre, lorsque vous procédez à des achats en pépinière. Ils sont cependant un peu encombrants.

Les godets de tourbe, de différentes dimensions, peuvent être achetés en jardinerie. Leur avantage est qu'ils dispensent de rempotage : dès que les racines apparaissent au travers de la tourbe, le godet peut être planté en terre : il se dégradera de lui même.

Les plateaux en polystyrène sont commodes pour de grandes quantités. Mais l'extraction des petites mottes formées peut provoquer des traumatismes aux jeunes plants.

Enfin, les pastilles de tourbe comprimées constituent un compromis intéressant : peu encombrantes, elles sont particulièrement adaptées aux plantes à racines fragiles qui ne peuvent être transplantées.

Il suffit de tremper la pastille dans l'eau et de laisser gonfler. Vous obtenez en quelques minutes une motte de 4 cm de diamètre et 4 cm de hauteur utilisable immédiatement pour vos cultures.

Une fois la motte levée, placez en son centre une graine ou une bouture. Un léger renfoncement (qui se creuse avec le mouillage) est prévu à cet effet.

Les racines se développent rapidement. Dès l'apparition des radicelles à travers le filet, vous pouvez planter directement en pleine terre., ça vous évite ainsi le repiquage

Si vous optez pour le semis en terrine, procédez de la manière suivante :

- Tamisez votre mélange spécial semis de manière à séparer les gros éléments des petits.
- Mettez au fond de votre terrine une couche uniforme d'éléments grossiers restés dans le tamis, puis une couche de mélange pour semis non tamisé que vous tasserez du bout des doigts et aplanirez.
- Répartissez une couche d'éléments fins que vous tassez. Il ne doit pas y avoir de creux car cela risquerait de faire des accumulations d'eau lors de l'arrosage et de faire pourrir les graines.
- Semez vos graines que vous aurez placées dans un carton plié en deux (il vous permet de mieux répartir les graines). Comme pour les semis en ligne, l'enfouissement des graines est proportionnel à leur taille, il faut donc ajuster l'épaisseur des éléments fins en conséquence.
- Tassez et arrosez en pluie très fine.

Une fois le substrat humidifié et les graines semées, il est souvent conseillé de recouvrir le tout d'un sac ou d'un couvercle hermétique tant que les graines n'ont pas germer.

Recouvrir le tout d'un sac ou d'un couvercle hermétique tant que les graines n'ont pas germé.

Température du semis jusqu'à la germination

Ce point est certainement un des plus importants et pourtant le plus souvent négligé et la cause de la plupart des échecs !

Pour une réussite maximale de la très grande majorité des espèces, l'idéal est d'environ 20°c. Dans le meilleur des cas, si vous en disposez d’un, placez vos semis sous châssis auquel cas, placez les dans une pièce de votre maison. - Contrairement à certaines idées fausses, les semis n'ont pas besoin de lumière, et même à priori réussissent mieux dans des endroits peu éclairés.

Délais de germination

Dans des conditions idéales de température et d'humidité, le délai de germination est 7 à 10 jours.

REPIQUAGE

Dans le cas d’un semis effectué en caissettes, un repiquage s’impose. Cette technique consiste à séparer les plants les uns des autres en les plantant individuellement dans des godets afin qu’ils puissent se développer.

-Compter le nombre de plants à transplanter et préparer et remplir les pots en conséquence avec le substrat. En général un mélange à part égales en volume de terre de jardin et d'un terreau de rempotage neutre vendu  en jardinerie convient bien.

- Arroser un peu le substrat de chaque pot et pratiquer une cavité assez profonde au moyen d'un morceau de bois,

1/ Tout d'abord séparer les plants les uns des autres

2/ Transplanter un par un les plants dans les trous individuels pratiqués à la surface des pots qui leur sont destinés:

3/ Une fois le travail terminé, placer les pots dans un endroit très lumineux. Les premiers jours éviter l’exposition directe aux rayons du soleil.

Après le transplant

Dans les jours suivant le transplant, en attendant que le système radiculaire des plants reprenne de la vigueur et puisse pomper l'eau dans le sol, brumisez les. Et veillez à ce que le substrat soit toujours humide mais pas détrempée.

1 mois à 1 mois et demi après le repiquage, lorsque les plants sont bien racinés, vous pouvez alors les mettre directement en pleine terre pour confectionner vos massifs.

Cette chronique réservée aux semis s’achève, si vous n’avez pas tout mémorisé, retrouvez la sur le site de la radio à l’adresse www.delta-fm.com.

Allez bon vent. 

 

Dans les jour- Il ne faut absolument pas mettre d'engrais dans l'eau d'arrosage du transplant, les risques de brûlure étant alors importants.
- L'eau d'arrosage ne doit pas être trop froide, ni trop chaude. Température ambiante du substrat.
- Eviter de tasser la terre avec les doigts si les plantes s jour un peu, ce qui les aide à ne pas trop sécher, en attendant que leur système radiculaire reprenne de la vigueur et puisse pomper l'eau dans le sol.
Ne pas arroser trop souvent, simpl

- Il ne faut absolument pas mettre d'engrais dans l'eau d'arrosage du transplant, les risques de brûlure étant alors importants.
- L'eau d'arrosage ne doit pas être trop froide, ni trop chaude. Température ambiante du substrat.
- Eviter de tasser la terre avec les doigts si les plantes sont petites.

 

Par david - Publié dans : deltaserge
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 20:32

Bonjour, cette semaine marque l’arrivée officielle du printemps. Bien que côté météo nous connaissions une parenthèse hivernale avec un  temps bien frisquet, le mois de mars ne déroge pas à la règle car s’il est par excellence le mois des giboulées il est indiscutablement le mois des plantations. Si vous ne les avez pas effectué à l’automne, pour rappel il est encore temps d’effectuer des plantations d’arbres ou arbustes élevés en conteneurs. Cette semaine ce n’est pas de la plantation des arbres dont je vais vous parler et que j’avais développer à l’automne mais de celle des vivaces.

 

Les vivaces sont incontournables dans les jardins d'aujourd'hui. Faciles à vivre, elles égayent simplement bordures, massifs ou rocailles. Et même si elles disparaissent presque totalement en hiver, elles refleurissent chaque année !

Vous avez dit vivace ?

En opposition  aux annuelles et bisannuelles qui dégénèrent et meurent à l’issu de leur cycle, les vivaces, elles durent plusieurs années. Poussant au printemps ou à l'été, elles développent tiges et feuilles puis sèchent en fin d'automne... pour mieux réapparaître l'année d'après, pour un nouveau cycle.

Même si la plupart des vivaces résistent bien au froid, ce n'est pas le cas de toute. Vivace n'est Attention, vivace n’est pas synonyme de rustique...cela dis dans notre région et plus encore en bordure du littoral où les gelées sont plutôt rares, les vivaces n’ont pas de mal à repartir de la souche dés le printemps.

Un peu de réflexion

Ce rappel sur la définition exacte d’une vivace effectuée et avant de vous lancer dans la réalisation de votre massif, je vous recommande au préalable de vous posez un peu et de prendre le temps de la réflexion. Le groupe des vivaces réunis une multitude de plantes de tailles différentes, de coloris multiples, d’exigence diverses. C’est pourquoi, je vous conseille soit de faire votre choix à partir d’un catalogue ou bien de vous rendre directement chez votre pépiniériste local qui vous renseignera sur les espèces à privilégier afin d’obtenir un résultat qui soit à la hauteur de vos espérances et surtout éviter les plantations anarchiques.

Floraison progressive

Pour assurer un spectacle durable dans vos massifs, associez des espèces à floraison décalée, en plaçant au fond les printanières, au milieu des estivales et au premier plan les automnales. Pourquoi cet ordre ? Parce que la période de floraison est généralement en rapport avec la croissance des tiges et du feuillage. Ainsi, la printanière aura sa pleine taille dès le printemps, alors que l'automnale n'aura peut être que quelques centimètres de hauteur... Ainsi les plantes ne se gênent pas !

 

Prenez donc le temps de bien réfléchir à votre massif. Premier plan, arrière plan, association de couleurs ou contrastes de feuillages... Le résultat n'en sera que plus beau !

Une fois votre plan réalisé, la confection de votre massif n’en sera que facilité car vous n’aurez qu’à reproduire sur le terrain ce que vous aurez pris le temps de tracer sur le papier.

 

Disponibles en pots ou en godets, il ne vous reste plus qu'à apprendre à bien les planter...

Une plantation réussie, c'est d'abord un sol bien préparé.

Binez, enlevez cailloux et racines.

Arrachez les "mauvaises herbes" qui concurrenceraient trop vos jeunes plantations.

Ameublissez bien le sol.

Creusez les trous de plantation

 

Il faut ensuite creuser dans le sol des trous aux emplacements souhaités. La taille et l'outil dépendent du conditionnement d'achat : petite pelle à main pour les vivaces prises en godets, pelle à manche pour celles acquises en conteneurs.

Ne serrez pas trop vos plantes : les vivaces poussent vite; prenez en compte la taille adulte (on parle d'étalement) généralement précisée sur l'étiquette plantée dans le godet.

Trempage

Mettez à profit le temps de creusement des trous pour faire tremper vos plantes, ce qui s'avère bénéfique à la reprise. Pour ce faire, ne les sortez pas de leur contenant plastique. Plongez-les directement dans un seau ou une bassine remplie d'eau.

Plantez

Si vos plantes ont passé un bon quart d'heure dans l'eau, vous pouvez commencer les plantations.

Otez les vivaces de leurs godets ou containers, et déposez-les au fond des trous préalablement creusés.

Rebouchez en remettant la terre, et tassez soigneusement tout autour avec le plat de la main ou le bout du pied.

Arrosez

Pour finir, un bon arrosage est indispensable, afin que la terre vienne bien au contact des racines, sans poche d'air.

Maintenant, je m’adresse à ceux qui possèdent déjà des vivaces depuis quelques années et qui se demandent à juste titre si une intervention leur serait bénéfique. Eh bien oui, c’est la bonne période pour les diviser. Outre le maintien de l'allure de la plante et l'assurance de son bon développement, cette pratique permet de garnir à moindre frais un autre endroit du jardin.

Comment procéder ?

Déterrez la plante à l'aide d'une fourche bêche, afin de conserver un maximum de racines. Voyez large : si vous pouvez garder une bonne quantité de terre autour des racines, la reprise des plantes sera facilitée.

Il vous faut ensuite diviser cette motte : enfoncez la bêche au centre de la motte d'un coup sec. Aidez-vous du pied si des racines résistent. Finisez la séparation à la main; profitez-en pour retirer autant que possible toutes les racines de mauvaises herbes. Cela fera moins de concurrence à la reprise !

Replanter

Surtout, ne tardez pas avant de replanter : les racines périphériques laissées à l'air se dessèchent rapidement, ce qui compromet la reprise. Ne remettez qu'un seul morceau à l'endroit où vous avez prélevé. Le ou les autres éclats de motte iront garnir un autre endroit du jardin, ou seront donnés ou échangés avec vos voisins !

Cette chronique réservée aux plantes vivaces s’achève, vous la retrouvez sur le site de la radio à  l’adresse www.delta-fm.com

Allez bon vent

 

 

 

Par david - Publié dans : deltaserge
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 20:30

Bonjour et merci pour votre fidélité à la chronique jardin. Avec l’arrivée du printemps, vous êtes nombreux à vouloir embellir votre jardin. De toutes les idées d’aménagement qui vous passent par la tête, il en est une qui revient très souvent qui est celle de la création d’une pelouse. Avant de poursuivre, j’attire votre attention sur un point capital, je ne vous apprends rien si je vous dis que la pelouse est très gourmande en eau. Dans notre région où les étés sont chauds et secs, la réussite d’une pelouse passe obligatoirement par des arrosages quotidiens c’est pourquoi je vous met en garde sur l’utilité de disposer de ressources en eau suffisante afin de satisfaire aux besoins en eau des graminées et ainsi éviter de voir sa pelouse griller pendant l’été. Aujourd’hui, on trouve dans les jardineries des semences pour gazon de différentes espèces qui s’adaptent à tous types de situation. Outre le choix des bonnes variétés de graminées, il convient d'effectuer un certain nombre de travaux préparatoires au niveau du sol pour que la pousse réussisse et que l'enracinement soit durable.

 

Préparation du terrain :

 

1ere opération : désherber

Si le terrain est envahie de mauvaises herbes et au pire de chiendents, à condition que la surface à travailler ne soit pas trop grande, le mieux est que vous retourniez toute la surface à la fourche bêche afin de parvenir à extirper toutes les racines des mauvaises herbes.

 Si la surface à travailler est trop grande, recourrez à un désherbant systémique.

Désherbant systémique

Un désherbant systémique est un désherbant qui est absorbé par le feuillage véhiculé par la sève dans toute la plante ce qui entraîne sa mort. Le grand interêt de ce type de désherbant est qu’il ne pollue pas le sol ce qui permet de pouvoir semer le gazon  dans le mois qui suit le désherbage. Ce désherbant qui pour la petite histoire ne pollue pas le nonos de rex est fabriqué à base de glyphosate qui correspond à la matière active concentrée à 360g/l. 1 mois avant le semis prenez donc soin de pulvériser ce désherbant sur toutes les surfaces enherbés.

Conseil : Attention lors de l'achat! Ne vous laissez pas abuser par les marques, qui investissent en marketing et vous le font payer... Regardez la concentration (de 120g/l à 360g/l), ainsi que le volume vendu. Pour un même conditionnement d'un litre, les prix vont du simple au quadruple, pour un produit strictement équivalent !

2eme opération

Arrosage enterré

Si vous envisagez à plus ou moins long terme d'équiper votre pelouse d'un système d'arrosage intégré avec programmateur, cela vaut peut-être la peine d'y songer maintenant.

  • le travail sera moindre,
  • vous n'aurez pas à abimer votre pelouse par la suite,
  • la pousse du gazon sera facilitée par des arrosages réguliers en été.

Bien que présentant un coût, je vous recommande son installation, ça vous libère

Préparation du sol à proprement dite

Tracez les limites de la future pelouse et labourez au motoculteur au mieux bêchez simplement le terrain dans les deux cas sur 20 cm de profondeur. Profitez de ce travail du sol pour éliminer les pierres et les souches.

•Amendement et engrais de fond

Pour que votre gazon dure le plus longtemps possible et qu’il s’implante correctement sans irrégularité il est recommandé d'apporter des amendements, surtout si vous installez votre pelouse après un chantier de construction
Si vous en disposez, au moment du labour incorporez du fumier de cheval bien décomposé. Le cas échéant, apportez un engrais de fond riche en acide phosphorique (P) et en potasse (K) constitue un stock d'aliments pour la pelouse. J’attire votre attention sur le respect des doses conseillées par les fabricants.

 

Le désherbage, le travail du sol, l’incorporation des amendements et l’installation du système d’arrosage en place on peut passer aux étapes suivantes :

•Niveler

Le nivellement se fait à la griffe (fourche crochue) ou à la pelle en cas d'écarts de niveaux importants. Il faut travailler par temps sec, sur une terre bien ressuyée.

• Tasser

Tassez bien uniformement au pied ou, mieux, au rouleau (loué ou prêté par votre distributeur de semences).

• Affiner

Affinez la surface en passant le râteau pour émietter la terre et préparer un lit de semence bien fin.
Avec le dos du râteau délimitez les contours de la pelouse.

Une fois le terrain nivellé, tassé et affiné

Semis

Vous pouvez alors semer ( l’opération est simple à comprendre): secouez pour bien mélangez les graines dans la boîte et épandez à la volée, aussi régulièrement que possible, en "croisé" :ça consiste à épandre  la moitié d'une dose dans le sens de la longueur, l'autre moitié dans le sens de la largeur.

Enfouir les graines

Le semis achevé, enfouissez les graines en les recouvrant légèrement de terre avec des coups de râteau légers. Passez le rouleau pour plomber le sol.

Arrosez en pluie et prenez soin de tenir le sol humide jusqu’à la levée des graines

Levée

La levée des graines intervient généralement 8 à 10 jours après la fin des opération, selon la chaleur et l'humidité.

Patientez avant la première tonte que le jeune gazon ait atteint 5 bons centimètres! Apres la première tonte, je vous recommande vivement d’effetuer un roulage pour remettre bien en terre les touffes qui auraient pu être déchaussées par la tonte.

Semer du gazon pour réaliser une belle pelouse n'est pas une opération triviale. Certes, la réussite d’une pelouse passe par une bonne préparation du sol mais aussi et surtout et je le répète pas des arrosages quotidiens en été.

La rubrique jardin s’achève retrouver la chronique sur le site de la radio à l’adresse www.delta-fm.com

 

Bon vent

Par david - Publié dans : deltaserge
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Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 20:27

Bonjour, David pour vous présenter la chronique jardin. Avec 2 heures de soleil en plus, le mois de mars indique l'arrivée du printemps. Incontestablement, Mars signe le départ de la grande saison du jardinage. Entre les premiers semis de légumes au potager, la taille des rosiers ou encore la préparation du sol en vue de créer une pelouse les occupations ne manquent pas. Je reviendrais tout au long du mois sur les principales tâches à effectuer mais cette semaine je vous propose d’aborder une question qui se pose souvent à la sortie de l’hiver et qui est la suivante : que faire des plantes après le gel ?

 

Je vous l’accorde cet hiver les gelées ont été rares et peu sévères. Si pour cette année, les dégâts causés par le gel sur les plantes ornementales sont quasi nuls sur le littoral, il se peut que dans l’arrière pays certaines d’entre elles ai pu souffrir d’un coup de froid. C’est donc plutôt aux habitants de l’arrière pays gardois à qui je m’adresse ce qui n’empêchent pas les habitants du littoral de prendre des notes pour les prochains hivers.

 

Vous  n'avez  pas suffisamment utilisé les protections hivernales ou bien certaines variétés aujourd'hui commercialisées largement ne sont pas adaptées à tous les climats.Bref, quelle que soit la raison, Que faire des plantes qui ont gelé ?

 

Première devise

Attendre. Le gel a des conséquences visuellement spectaculaires (feuillage marron, plante d'aspect complètement mort, etc.) sur la partie aérienne des plantes, mais parfois les dégâts sur la partie racinaire sont peu voire pas importants.

Au tout début du printemps (et a fortiori avant), il est trop tôt pour en juger. La première chose à faire est donc de patienter, et de ne pas se précipiter à tout arracher ou à tout jeter au prétexte que vous avez envie de vert et de couleur au jardin : ce serait peut être condamner une plante à laquelle vous teniez.

Qu'attendre ?

Prenons l’exemple d’un groupe de plantes très apprécié et tres utilisé pour la confection des rocailles dans notre région : les vivaces méditerranéennes telles que lantanas, gazanias, dimorphotecas qui sont très accommodantes mais faiblement rustique. Cette année, vous avez pu y échapper mais je suis sûr qu’il vous ai arrivé de les retrouver à la fin de l’hiver complètement grillé ou du moins le feuillage desséché. Puis en vous rapprochant de plus prés de vous rendre compte que seule lapartie aerienne directement exposée au gel avait gelé et non le cœur de la touffe de laquelle une pousse verte était sur le point de s’allonger.

Dans ce type de situation

  • laisser encore quelques semaines la touffe en l'état : cela protège la jeune pousse
  • dans un mois environ, tailler tout le bois mort

Apprécier par la suite si la jeune pousse va être "accompagnée" ou pas. Si elle demeure seule, cela veut dire que les dégâts sont très importants, et que probablement la touffe ne reprendra jamais vigoureusement.

Il est alors possible de déplacer la plante et de la mettre dans un coin "moins en valeur" pour lui laisser sa chance ou dans le pire des cas vous en débarrasser.

Par contre et c’est plus souvent le cas, si la touffe reprend bien, n'oubliez pas l'hiver prochain de mieux la protéger, voire de la (dé)placer à l'automne dans un coin plus abrité.

Et les arbustes ?

Les hibiscus, les bougainvilliers, les daturas que l’on apprécie pour leur exotisme sont sensibles aux gelées. Comme pour vos plantes ornementales, il vous ai arrivé de les retrouver à la fin de l’hiver complètement desséché. Si tel est le cas, soyez patient et mettez toutes les chances de votre côté pour les voir repartir du pied. Pour les arbustes, le délai d’attente est plus long que pour les plantes ornementales, il arrive régulièrement qu’au mois de mai voir parfois même au mois de juin, l’arbuste reparte de la souche pour notre plus grand plaisir. Suite à quoi on coupe toutes les ancienne tiges pour ne laisser que les nouvelles pousses.

Moralité

Retenez qu’il faut garder espoir et patience tout le printemps avant de dresser un inventaire complet des victimes de l'hiver.

Un dernier conseil pour terminer : même si, société de consommation aidant, et marché porteur du jardinage motivant, on trouve aujourd'hui en jardinerie toutes sortes de plantes d'origines variées, dites vous quand même qu’il est préférable d’aménager votre jardin avec des espèces adaptés au climat local ; ça vous évite ainsi de mauvaises surprises.

 

Passons à la question de la semaine posée par une auditrice du Grau du roi qui desepère de voir son mandarinier lui produire des fruits immangeables tellement ils sont acides.

Vous êtes en réalité en possession d’un mandarinier sauvage appelé plus communément plan sauvage ou « franc » qui n’a pas été greffé. Votre agrume qui est issu du semis de graines retourne à l’espèce et non à la variété, c’est la raison qui explique qu’il vous donne des mandarines amères immangeables. Pour remédier à ce problème, il faut que vous le greffiez avec une variété de mandarines de qualité. Pour ce faire, vous devez opérer au printemps en mars-avril, la greffe se pratique en écusson à œil poussant. Le greffage est une opération dont la compréhension passe par la pratique et qui  demande une certaine expérience pour la réussir.

La rubrique jardin s’achève, retrouvez l’ensemble des chroniques sur le site intennet de la radio à l’adresse : www.delta-fm.com

 

Bon vent

 

 

 

 

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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 19:49
Bonjour, et merci pour votre fidélité à la chronique jardin. En ce mois de février, l’actualité au jardin a porté principalement sur la taille. Nous avons commencé par la taille des fruitiers, il a ensuite été question de celle des arbres et arbustes. En cette fin de mois, je ne pouvais pas clôturer cette série de rubrique réservée à la taille sans parler de celle des rosiers. Sur le canton d’Aigues-mortes où le gros de l’hiver est maintenant derrière nous, c’est le moment idéal pour effectuer cette opération qui ne présente pas réellement de difficultés à condition de respecter quelques consignes de base différentes selon le type de rosier.
 
Pourquoi tailler ?
 
Ce qui est valable pour les arbres et arbustes d’ornement, l’est également pour les rosiers. Le but de la taille est de donner une forme équilibrée, assurant son rajeunissement annuel et par conséquent une belle floraison.
Non taillé, le rosier devient un arbuste élevé, certes fleurissant beaucoup, mais donnant des fleurs d'autant plus petites et éphémères qu'elles sont plus nombreuses. D'autre part un rosier non taillé vieillit vite d’où l’importance d’effectuer chaque année en fin d’hiver une taille annuelle.
Epoque de la taille ?
La taille du rosier se pratique en fin d'hiver. Sur le canton d’Aigues-mortes où les conditions météorologiques sont clémentes, on peut sans trop de risque considérer que l’hiver ou du moins que le risque de gelées sévères est derrière nous. Par conséquent, fin février est le bon moment  Il ne faut pas tailler trop tôt sinon les bourgeons, à peine démarrés et entrés en végétation, risquent d'être détruits par les gelées tardives. (On ne pourra alors avoir le recours de les rabattre à nouveau).
Quelques généralités sur la taille des rosiers
Bien que chaque rosier soit un cas particulier, il existe certaines règles générales applicables à toutes les sortes :
    - Faire une taille de nettoyage, c'est-à-dire supprimer les bois morts (ex : chicots) et les rameaux dépérissant
 
Une taille particulière pour chaque type de rosier
Les rosiers buissons nains (buisson grandes fleurs, polyanthas)
Au jardin, sur un rosier de vigueur moyenne, 3 à 5 rameaux suffisent généralement. Ils sont taillés au premier quart de leur longueur à partir de leur empattement.
Les rameaux à supprimer sont ceux du centre de l'arbuste, où il est toujours bon de faire pénétrer l'air et la lumière au maximum, ou ceux trop rapprochés d'autres plus vigoureux, mieux formés ou mieux situés.
Pour les variétés peu vigoureuses la taille sera sévère (courte), à 2 ou 3 yeux. Plus la vigueur de votre rosier sera importante plus la taille sera longue (mais ne jamais laisser plus de 5 ou 6 yeux).
Les rosiers arbustes (espèces botaniques et variétés vigoureuses dont on désire obtenir de grands arbustes)
L'année qui suivra la plantation, vous taillerez court (à 3 ou 4 yeux), de façon à obtenir le départ d'un petit nombre de forts rameaux qui deviendront les branches charpentières du rosier. Les années suivantes on taillera de plus en plus long. Ensuite on se limitera à nettoyer le rosier, faire une taille d'éclaircissage et rabattre les branches dans du bois de 2 ou 3 ans.
Les rosiers grimpants remontants et sarmenteux
En fin d'hiver, on supprime 2 à 3 branches principales parmi les plus grosses et les plus âgées afin de rajeunir le pied. Le nombre de branches supprimées doit rester proportionnel au nombre de branches nouvelles (mais sans dégarnir excessivement le rosier). Ne pas hésiter à tailler les branches principales ayant bien fleuri pendant deux périodes de végétation.
 
On se trouve en présence de 2 sortes de branches :
   - des branches vieilles (de 2 ans et plus)
   - des branches nées de l'année précédente
   
Les rosiers grimpants non remontants
Ces rosiers, très vigoureux, fleurissent sur le bois de l'année précédente ; c'est pourquoi (contrairement aux rosiers remontants) il faut les tailler aussitôt après la floraison, vers le mois d'août.
Leur taille consiste à supprimer les vieilles tiges qui ont fleuri pour ne conserver (à peu près intégralement) que les nouvelles et fortes pousses âgées de 1 an. Elles se couvriront sur toute leur longueur, en juin-juillet suivant, d'innombrables bouquets de fleurs.
Les rosiers tiges
La taille est identique à celle des rosiers buissons-nains. Ce sont les mêmes variétés utilisées mais avec un tronc !
Les rosiers pleureurs
Pour les rosiers pleureurs remontants il faudra appliquer la même taille que pour les rosiers grimpants remontants. Et pour les rosiers pleureurs non remontants il faudra appliquer la même taille que pour les rosiers grimpants non remontants.
Un conseil qui vaut pour toutes les tailles: opèrez en tenant le sécateur de façon à ce que la lame se trouve du côté du bois restant, alors que la contre-lame écrase le rameau qui tombe. Ceci permet un coupe plus nette, qui cicatrisera mieux.
Par ailleurs, veillez à bien désinfecter vos outils de coupe avant usage; c'est en effet un vecteur important dans le transfert des maladies...
Et puis, pour les branches un peu fortes (notamment rosier grimpant, où la charpente devient vite ligneuse), n'hésitez pas à utiliser le sécateur à deux mains (ou coupe branche), qui permet d'exercer plus de force avec un moindre effort.
On doit travailler avec un SECATEUR bien aiguisé, désinfecté en permanence (alcool à brûler) et correctement utilisé (lame tranchante vers le pied du rosier).  
La coupe doit être nette au dessus d’un œil situé du côté extérieur du rosier (la branche qui sera émise doit pousser vers l’extérieur du rosier et non le contraire)
 
Conclusion
Ne vous faîtes pas une montagne de la taille des rosiers. N'oubliez pas que c'est un âne qui apprit la taille à l'homme, un vigneron de l'Hymette ayant remarqué qu'une vigne broutée par son baudet donnait de bien plus jolies grappes !!!
Par david - Publié dans : deltaserge
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